FÉNELON (F. de)


FÉNELON (F. de)
FÉNELON (F. de)

Grand seigneur, précepteur des princes exilé par Louis XIV, théologien discuté, pieux archevêque, penseur politique hardi mais déniant toute valeur à ce que nous appelons «mobilité sociale», Fénelon est tantôt apparu à la postérité comme le philanthrope éclairé précurseur des philosophes, tantôt comme l’héritier et le défenseur suspect, discuté, d’une longue tradition mystique: jamais cependant nul n’a contesté l’hellénisme de son goût ou l’élégante pureté de sa langue.

L’auteur des Maximes des saints et du Télémaque reste toutefois prisonnier pour la légende du conflit qui l’opposa à Bossuet: au réalisme de l’évêque de Meaux s’opposerait la chimère du «pur amour». L’amitié de M. de Cambrai pour Mme Guyon, suspecte injustement de panthéisme, quand on ne se borne à voir en elle une aventurière de la spiritualité, n’est pas pour dissiper l’inquiétude des esprits raisonnables, ne disons même pas rationalistes.

Pourtant, à la charnière du XVIIe et du XVIIIe siècle, plus encore qu’un témoin de la crise de la conscience européenne, Fénelon incarne, au couchant du classicisme français, une authentique aspiration à l’éternité et témoigne en faveur d’une esthétique qui est comme le testament du grand siècle.

1. La courbe d’un échec

François de Salignac de La Mothe-Fénelon est né en Périgord d’une famille qui avait donné à l’Église neuf évêques ou archevêques et à l’État de grands serviteurs, mais que tant d’illustrations n’avaient pas enrichie. Entré en 1665 au collège Du Plessis à Paris, il subit l’influence de son oncle le marquis de Fénelon, ami de saint Vincent de Paul et de Monsieur Olier, le fondateur du séminaire de Saint-Sulpice où il est admis bientôt (1672-1673). Il se trouve ainsi intégré à l’un des foyers de la vie religieuse du temps. Après quelques années de ministère pastoral, il est nommé (1678-1689) supérieur des Nouvelles Catholiques, institution qui se proposait de détromper les jeunes protestantes; deux missions auprès des Réformés en Saintonge s’ajoutent à cette charge. La lutte du pouvoir contre le protestantisme s’est en effet intensifiée et culmine lors de la révocation de l’édit de Nantes (1685).

Très lié avec Bossuet, Fénelon est présenté à Mme de Maintenon dont l’influence contribue à le faire désigner en août 1689 comme précepteur du duc de Bourgogne, petit-fils de Louis XIV.

Cependant, en octobre 1688, il avait rencontré Mme Guyon chez la duchesse de Béthune-Charost, fille du surintendant Foucquet. Mme de Maintenon venait précisément de la faire sortir du couvent de la Visitation auquel elle avait été «confiée» – pieux euphémisme – quelques mois auparavant, cependant que son directeur de conscience, le P. Lacombe, était incarcéré, la récente condamnation par Innocent XI, en cour de Rome, de la doctrine du quiétiste Molinos, en octobre 1687, ayant particulièrement sensibilisé la hiérarchie (en l’occurrence l’archevêque de Paris Mgr de Harlay), à toute nuance quiétiste ou pseudo-quiétiste. Et, certes, la sincérité pas plus que le désintéressement de Mme Guyon ne sauraient être mis en doute; mais le lyrisme avec lequel elle prêche «l’abandon» à Dieu – et bientôt le relâchement de quelques novices de Saint-Cyr qui s’autorisent de sa spiritualité – déconcerte Mme de Maintenon. Cette dernière intervient auprès de Bossuet pour qu’il fasse revenir Fénelon de sa sympathie pour Mme Guyon, et beaucoup verront dans un conflit spirituel le reflet d’intérêts politiques ou de jalousies féminines. Loin d’obtempérer, le précepteur du duc de Bourgogne reste fidèle à une amie qui, si elle ne lui a pas découvert les voies mystiques, l’a du moins considérablement soutenu dans sa démarche spirituelle.

Ainsi s’ouvre la querelle improprement connue sous le nom de «querelle du quiétisme»; de 1695 à 1699, elle oppose les deux archevêques et s’achève par la condamnation par Innocent XII de vingt-huit propositions extraites de l’Explication des maximes des saints .

Le bref Cum alias signé le 12 mars 1699 fut connu à Versailles le 22 du même mois. Fénelon se soumit immédiatement par un mandement en date du 9 avril dont Innocent XII ne tarda pas à le remercier; il tenait personnellement le prélat en haute estime et, devant l’indécision des consulteurs, avait surtout accordé une satisfaction à la cour de France.

Exilé à Cambrai, Fénelon se consacre à son diocèse et à la lutte antijanséniste, tout en suivant de près l’actualité politique; mais ses espoirs s’effrondrent à la mort du duc de Bourgogne en février 1712. Il meurt trois ans plus tard à Cambrai.

Temporellement, sur le plan théologique comme dans le domaine politique, son œuvre se solde par un échec.

2. Une œuvre très diverse

L’œuvre de Fénelon est extrêmement diverse: il semble incroyable que soient nés de la même plume un ouvrage aussi abstrait que l’Explication des maximes des saints et la grande fresque antiquisante – et baroquisante – du Télémaque ; pour «l’héritier présomptif puis nécessaire de la couronne», le même précepteur a écrit les Fables , les Dialogues des morts , mais aussi des Mémoires politiques ou des essais philosophiques, souvent concurremment.

Ainsi le Traité de l’existence de Dieu (vers 1685) est-il à peu près contemporain des Dialogues sur l’éloquence dans lesquels Fénelon expose sa doctrine de la prédication chrétienne. Les Maximes des saints et le Télémaque sont composés au cours de cette période ambiguë où Fénelon, encore comblé de la faveur royale lorsque s’engagent les pourparlers avec Bossuet – connus sous le nom de conférences d’Issy (juillet 1694-mars 1695) – va bientôt être éloigné de la cour par ordre du monarque en août 1697. Parallèlement, il a rédigé le Traité de l’éducation des filles à la demande de l’une des filles de Colbert, la duchesse de Beauvilliers et, à l’intention de Mme de Maintenon ou de nombreuses dirigées, de multiples Lettres de direction. Élu à l’Académie française en 1693, il reprend vingt ans plus tard en les développant certains des thèmes de son Discours de réception dans cette Lettre sur les occupations de l’Académie française qui est comme la somme esthétique de ses réflexions de fin humaniste.

Mais, aussi peu homme de lettres qu’il est possible, il s’intéresse au premier chef à la situation politique dont il a signalé les failles dès la Lettre à Louis XIV et consacre à la lutte antijanséniste de nombreux Écrits de controverse .

Indépendamment donc de la querelle du quiétisme qui a naturellement favorisé l’éclosion de diverses lettres et mandements, l’œuvre de Fénelon s’organise spontanément en un riche foisonnement autour de centres d’intérêt dont un seul eût suffit à épuiser la curiosité d’un autre génie: théologie, mystique, littérature et beaux-arts, problème de l’éducation, politique intérieure et internationale, autant de domaines où il a laissé sa marque; et, pourtant, il n’est rien de protéiforme dans sa production.

Le mystique

En un siècle marqué par l’augustinisme, la pensée de l’archevêque de Cambrai s’est orientée vers l’approfondissement de la notion d’être et s’est efforcée, en une hantise pathétique d’anéantissement, de dépasser la limite du «moi», mettant ainsi en cause le concept même d’«individu». Relativement peu centrée sur le mystère de l’incarnation, cette spiritualité, tout en maintenant le dualisme du créateur et de la créature, propose formellement à l’homme comme terme et but de son pèlerinage terrestre la «déification»: «C’est par l’anéantissement de mon être propre et borné que j’entrerai dans votre immensité divine.»

Le pur amour est en fait synonyme de mort à nous-même et d’«adhérence» à la volonté de Dieu au-delà de tout retour réflexif sur notre intérêt temporel ou éternel. Mieux, il est l’amour dont Dieu s’aime en l’homme, créature faite à son image: «Ô mon amour qui êtes mon Dieu, aimez-vous, glorifiez-vous vous-même en moi. Ma paix, ma joie, ma vie sont en vous qui êtes mon but, et je ne suis plus rien.» Ce dépouillement dans la foi s’inscrit dans la tradition qui, de l’Aréopagite aux mystiques rhénans ou espagnols, envisage le destin de l’homme comme un retour par intériorisation à son principe, à ce Dieu inscrit dans son cœur, au-delà de toute représentation conceptuelle.

Plus sensible à l’opposition de la concupiscence et de la grâce et gêné parce que le thème de l’anéantissement du moi pouvait conduire à des confusions de tendance panthéiste déjà condamnées par l’Église, Bossuet s’insurge d’autant plus que Mme Guyon, empruntant à saint Jean de la Croix sa doctrine du «rien» – doctrine qui exprime l’inadéquation de nos concepts à penser même fugitivement l’absolu – ose lyriquement des formules discutables en bonne logique: «Ici, l’âme ne doit plus faire de distinction de Dieu et d’elle, Dieu est elle et elle est Dieu.»

En fait, ce qui est en cause, c’est l’amour pur comme «état» et son assimilation à la «sainte indifférence», c’est-à-dire à l’abandon de toute recherche intéressée; ce qui fait problème, c’est l’extatisme fondamental de l’amour défini par Fénelon et Mme Guyon: Bossuet y voit un optimisme dangereux car inconscient des effets du péché originel et de l’extrême fragilité de notre être moral.

Pourtant, au contraire de son amie qui avait parfois tendance à juger du degré d’union à Dieu par des expériences psychologiques, Fénelon fuyait l’illusion et, autant que Bossuet, craignait de «mettre la sublimité et la perfection dans des choses qui ne sont pas ou en tout cas qui ne sont pas de cette vie».

Sur le plan pratique, le pur amour se résout donc en une acceptation humble et sereine de notre infirmité; la mystique devient ascèse: «Il ne faut pas nous croire très avancés [...] il ne faut point aussi nous décourager de retourner librement à ce centre de notre cœur malgré nos misères.»

On ne saurait assez souligner l’équilibre réel d’une doctrine dont le lyrisme a le plus souvent paru moins sublime que chimérique.

Le penseur politique

Précepteur, Fénelon s’inscrit dans la lignée des pédagogues politiques inaugurée par Aristote, précepteur d’Alexandre, et illustrée, parmi d’autres, par saint Thomas écrivant pour Lusignan, roi de Chypre, le De regimine principum ou par Machiavel, secrétaire des Médicis, rédigeant Le Prince en songeant au défunt César Borgia. Pour le grand public du temps, les audaces politiques de Fénelon autant que le pur amour semblèrent responsables de sa disgrâce.

Certes la célèbre Lettre à Louis XIV , rédigée entre la mort de Louvois (1691) et celle de l’archevêque de Paris, Harlay (1695), est un cruel pamphlet qui, s’il ne fut jamais lu par le roi, témoigne de la lucidité politique de Fénelon et de son pessimisme quant à la situation présente de la France dont il proclame «la banqueroute universelle».

Mais c’est le Télémaque qui contient l’essentiel de sa pensée politique. Il y reprend les idées pacifistes déjà développées par Cordemoy, Fleury, Lefèvre d’Ormesson et dépasse de façon très moderne les docteurs catholiques de la guerre et de la paix – ainsi saint Thomas et François Vitoria – en entrant dans le détail des arbitrages susceptibles de ramener la paix. Par sa critique du faste et du luxe, il rejoint le rêve de frugalité biblique et homérique de son ami Fleury comme le goût austère d’une Mme de Maintenon ou de nombreux parlementaires. Sans mettre en cause le droit divin du prince, il critique l’absolutisme et toute forme de gouvernement qui ne se proposerait pas pour but le bien supérieur des citoyens.

Et c’est là où gît l’ambiguïté, car ce bien est pensé essentiellement en termes mystiques. En fait, le mythe de la Bétique (monde de pure utopie), pas plus que la tentative d’approximation historique que constitue l’organisation de Salente par Mentor, ne traduisent plus d’optimisme que la dernière partie des Voyages de Gulliver ou la peinture de l’Eldorado dans Candide . L’idéale Bétique a conservé les délices de l’âge d’or parce que les hommes y sont demeurés innocents et purs; à Salente le mysticisme s’exprime avec autorité: sous le voile de la mythologie se dissimule, tenace, la volonté qu’a Fénelon d’acheminer l’homme au Bien. Mais, trop réaliste pour envisager activement l’avènement du pur amour, il demande à un socialisme inspiré par La République de Platon le cadre temporel où ses citoyens philosophes délivrés des passions ne pourront qu’aspirer au bien. La «narration fabuleuse» dissimule à peine la tyrannie du mysticisme fénelonien.

Au demeurant, l’auteur reste plein de compréhension pour l’homme à qui incombe «le difficile métier de roi», et si sa fidélité au monarque est sans indulgence, elle demeure sans faille.

On conçoit assez mal comment cette doctrine politique, axée sur la tyrannie de la loi, où seule la culture humaniste assouplit un socialisme draconien, a pu apparaître comme une vision prérousseauiste. C’est l’un des contresens majeurs auxquels a donné lieu ce rêve commun de tous les penseurs politiques: le retour de l’âge d’or.

L’écrivain

Mystique, penseur politique, Fénelon reste surtout pour la postérité et le grand public l’auteur des Aventures de Télémaque . Leur succès fut considérable: elles furent traduites en quelque quarante langues.

Destiné au duc de Bourgogne, ce récit du périple du fils d’Ulysse parti à la recherche de son père ressortit à la fois au genre romanesque et à l’épopée; son auteur le définissait «une narration fabuleuse en forme de poème héroïque». De façon assez contradictoire – Fénelon estimait que «la perfection de l’art» consistait précisément «à imiter si naïvement la simple nature qu’on la prenne pour elle» – il en découle pour le lecteur une fresque qui laisse sourdre un peu de la luxuriance des épopées italiennes et du véritable génie de la Renaissance. Où l’archevêque de Cambrai croyait élever à sa manière – comme les autres grands classiques – une sorte de protestation contre un ordre somptueux et artificiel, celui de Versailles et de cette grotte de Thétis où l’on avait multiplié coquillages et sculptures comme à la villa d’Este, nous découvrons un miracle de fluide élégance, extraordinairement précieuse, bien loin d’être naïve.

En fait, peu d’ouvrages contiennent autant de significations possibles. Le succès au XVIIe siècle fut d’abord de scandale: l’on vit en Pygmalion, le mauvais roi, la figure de Louis XIV; Astarté était Mme de Maintenon. Cependant les jansénistes et Bossuet se formalisaient de l’accent romanesque du récit; l’on distinguait d’ailleurs mal à l’époque entre épopée et roman: il semblait que seule la versification les différenciât.

Les Modernes, tel Houdar de la Motte, furent sans doute ceux qui entrèrent le mieux dans les intentions humanistes de l’auteur, quitte à préférer ces Aventures à L’Odyssée ou à L’Énéide , ce qui est discutable. Du moins voyaient-ils en ces voyages de Télémaque la Suite du IV e livre de l’Odyssée que son auteur avait prétendu rédiger «pour instruire M. le duc de Bourgogne en l’amusant sans jamais vouloir donner cet ouvrage au public». La fable permettait en effet au précepteur de familiariser son élève – «un esprit transcendant en tout genre» – avec les plus beaux fragments de la poésie antique tout en lui vantant la frugalité et la simplicité de l’âge d’or qu’il croyait retrouver dans Homère ou dans la Bible.

Et pourtant, comme l’a excellement écrit Sainte-Beuve, «le Télémaque n’est pas de l’antique pur [...]. C’est de l’antique ressaisi naturellement et sans effort par un génie moderne, par un cœur chrétien qui, nourri de la parole homérique, s’en ressouvient en liberté et y puise comme à sa source...».

Parallèlement le didactisme du Télémaque autorise une interprétation politique qui est à l’origine de la renommée philanthropique de Fénelon, et une extrapolation ésotérique et mystique: le fils d’Ulysse, parti à la recherche de la sagesse, découvre aux champs Élysées quelle béatitude attend les élus, cependant que, tout au long des Aventures , Mentor, image de l’éternelle sagesse, le guide providentiellement.

D’être ainsi véhiculée par le mythe grec et traduite en une langue qui est l’un des premiers modèles de la prose poétique, la doctrine du pur amour perd de sa complexité théologique, mais gagne en limpidité et en irisations précieuses.

Fénelon est lié à un univers exceptionnel: familier des princes et des «grands», il a connu Versailles à l’heure d’Esther et d’Athalie et, Mentor d’un nouveau Joas, il a participé avec le La Fontaine des dernières Fables à l’assouplissement quasi soyeux du style classique. La moderne hésitation à l’égard de son Télémaque vient avant tout de la rupture avec un monde dont on a perdu la clef par la disparition progressive de tout humanisme: La Fontaine, Racine, Fénelon mais aussi Raphaël, Poussin, Le Brun – de même que Monteverdi, Lully, Charpentier – puisaient dans une fable qui était pour eux riche d’émotions réelles.

On sait les discussions entre poussinistes et rubenistes à la mort de Le Brun en 1690. Le Télémaque et les Maximes des saints témoignent en Fénelon de cette opposition du dessinateur et du coloriste.

Et pourtant, Fénelon échappe à son temps par une aspiration à l’absolu qui l’inscrit, en dehors de toute référence historique, à côté de tant d’autres mystiques dans l’éternel. Il se bat tel un croisé, non pour délivrer quelque Jérusalem terrestre, mais pour affirmer que tout homme, s’il s’oublie et se quitte, est dès ici-bas citoyen de la céleste Jérusalem.

Encyclopédie Universelle. 2012.

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